

Produits ultra-transformés, sucres omniprésents, boissons acides, grignotage répété…
L’évolution des habitudes alimentaires a profondément modifié le profil de risque des patients. Si ces comportements sont aujourd’hui largement répandus, leurs conséquences sur la santé bucco-dentaire restent encore mal comprises par le grand public.
Pourtant, avec près de 45 % de la population mondiale touchée par des affections bucco-dentaires, et une progression continue depuis plus de 30 ans, la prévention n’a jamais été aussi centrale.
Dans ce contexte, le chirurgien-dentiste occupe une place clé :

Observer de manière privilégié des effets de l’alimentation

Accompagner les patients vers de meilleures habitude
Sucres et acidité :
des facteurs de risque à intégrer pleinement dans la prévention
Le lien entre consommation de sucres et apparition des caries est bien connu.
Pourtant, de nombreux patients sous-estiment encore l’impact des sucres “cachés”, omniprésents dans l’alimentation moderne. Leur consommation répétée favorise un environnement acide propice à la déminéralisation de l’émail.
Au cabinet, des actions simples peuvent faire la différence :

Intégrer des questions ciblées sur l’alimentation et les boissons dès l’anamnèse,

S’appuyer sur les lésions observées (érosions, hypersensibilités, caries cervicales) comme support pédagogique,

Expliquer clairement la différence entre carie (origine bactérienne) et érosion (origine chimique).
Le grignotage : un réflexe quotidien à fort impact bucco-dentaire
Souvent banalisé, le grignotage répété constitue pourtant un facteur de risque majeur.
Chaque prise alimentaire entraîne une chute du pH buccal. Lorsque les prises sont trop rapprochées, la salive n’a plus le temps de jouer pleinement son rôle de neutralisation et de reminéralisation.
Au fauteuil, là aussi, quelques leviers sont efficaces :

questionner systématiquement la fréquence
des prises alimentaires entre les repas.

proposer des alternatives concrètes et réalistes
(eau, espacement des prises, réduction des boissons sucrées).

expliquer simplement le rôle protecteur de la salive.
Carences nutritionnelles et santé gingivale : un repérage précoce possible
Une alimentation déséquilibrée peut entraîner des carences (calcium, vitamine D, vitamines A, C et B) ayant un impact direct sur la santé dentaire et gingivale.
Par ailleurs, les aliments ultra transformés favorisent une inflammation chronique, pouvant aggraver gingivites et maladies parodontales.

Le cabinet peut jouer un rôle clé dans le repérage :

Relier les signes cliniques (saignements, inflammation, retard de cicatrisation) aux habitudes alimentaires.

Orienter, si nécessaire, vers d’autres professionnels de santé dans une approche globale et coordonnée.

Intégrer des messages de prévention nutritionnelle dans les consultations parodontales.


JULiA, aux côtés des chirurgiens-dentistes pour la prévention
JULiA s’engage aux côtés des cabinets dentaires dans leur mission de prévention et de santé publique.
À ce titre, JULiA soutient la campagne de l’UFSBD « On a tous une bonne raison de l’ouvrir », qui encourage le grand public à réaliser au moins une visite annuelle chez son chirurgien-dentiste.
Cette initiative contribue à : renforcer la culture de la prévention, favoriser le dépistage précoce & valoriser le rôle du chirurgien-dentiste comme professionnel de santé de référence.
Renforcer la prévention, au cœur du cabinet
L’alimentation moderne représente un défi quotidien pour la santé bucco-dentaire.
Mais elle constitue aussi une véritable opportunité d’action pour les chirurgiens-dentistes.
En intégrant l’alimentation dans le dialogue patient, en s’appuyant sur des messages simples et concrets, et en encourageant des visites régulières, le cabinet devient un acteur clé de la prévention et de la santé publique.
Parce que la prévention ne s’arrête pas au fauteuil :
elle commence dans l’assiette et se construit, jour après jour, dans la relation de confiance avec le patient.
